Flux RSS

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre.  Imprimer I Envoyer par mail

L’ACP pour le journalisme

Pour l’ACP, plus qu’une crise de supports, la crise actuelle est avant tout une crise de contenus. Quelle originalité dans les angles, dans les contenus, imprimés comme en ligne ? Quel travail d’enquête dans la durée ? Quel soutien des grands médias à l’égard du photo-reportage ? Pas seulement sur le web, mais aussi dans des médias de qualité, des quotidiens de référence, l'enquête de fond, longue et donc coûteuse, peut faire place à la dictature de l'instant, à la reprise de dépêches d’agence, à une simple réaction aux nouvelles d’hier et de demain. Ainsi, sur Internet, entre écho et reprises, 80% des informations ne traitent en réalité que de 20% des faits. Conséquence : la perte progressive de la qualité éditoriale, seul vrai critère de différenciation entre médias payants et contenu gratuit.


Ce n’est que par la qualité du fond, la mise à disposition à un coût raisonnable d’une information rédigée dans un souci d’analyse et de compréhension, que la presse pourra faire face aux nouveaux défis nés de la crise et des nouvelles technologies. Des réussites actuelles tendent à confirmer cette analyse : les médias gagnent leur lectorat par leur valeur ajoutée, et par le caractère exclusif de leurs actualités.


L’objet de la plateforme ACP est d’offrir un nouveau modèle économique au journalisme à forte valeur ajoutée. Permettant aux médias de s’alimenter en contenu, à un coût maîtrisé, en accédant à une vaste base de données éditoriale, elle propose à tout un réseau de journalistes freelance de nouvelles possibilités de diffusion et par là même de financement. Les médias verront également leur potentiel de ressources augmenter par la revente de leur propre production à d’autres médias.


Pour garantir un avenir à la profession de journaliste, il faut bousculer les comportements, les habitudes. Il faut réinventer la relation entre auteurs et médias, entre ceux qui produisent les informations et ceux qui la diffusent.


Nombre de journalistes ont échangé leur liberté de plume contre la sécurité d’une rédaction. En ces temps de réductions d’effectifs, ils n’ont alors plus ni l’une ni l’autre. De plus en plus de journalistes créent et animent leur blog personnel tant pour y publier leurs opinions que pour retrouver le plaisir d’écrire sur des sujets qui leur tiennent à cœur. Probablement parce qu’ils n’ont plus ce même plaisir au sein des rédactions auxquelles ils sont rattachés. La plateforme ACP constituera pour eux à la fois un espace de liberté rédactionnelle retrouvée et une source de revenus complémentaires potentielle en se constituant une clientèle de médias fidèles à l’échelle internationale.


A l’opposé du quasi anonymat de l’agencier, c’est autour du journaliste, de son nom, de la qualité de ses articles, photos ou reportages que se construira le succès de la communauté des contributeurs de la plateforme ACP. Une communauté éditoriale centrée sur la valeur ajoutée et l’exigence des journalistes qui la compose.


L’Agence Centrale de Presse cultivera cette différence.